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Traduction française

Avec « Good Vibes » Charles Maes a fondé sa propre agence événementielle

Sa passion pour la communication événementielle a été réveillé tôt, il était donc clair que Charles Maes irait dans cette direction. Après onze ans dans le département des événements du Centre de culture et de rencontre Neimënster et deux ans chez « Traiteur Niessen », il a suivi la voie du travail indépendant. « Good Vibes » est le nom de l’agence événementielle fondée par Charles Maes en 2018. Dans l’interview, il explique plus précisément comment cela s’est passé.

Qu’est-ce qui vous passionne dans la communication événementielle ?

 

Charles Maes Ce qui est excitant pour moi c’est que chaque jour est différent, que l’on ne sait jamais exactement ce que le jour va apporter. C’est un métier extrêmement varié qui offre l’occasion d’examiner différents domaines. J’ai étudié l’Hôtellerie. A cette époque, j’ai effectué un stage à Berlin, et j’y suis resté pendant un an et demi. Là, on m’a proposé un poste de responsable des événements, mais j’avais 18 ans et je ne me sentais pas prêt. C’était trop de responsabilité pour moi, je manquais d’expérience. Néanmoins, cette idée ne m’a jamais laissé partir. De retour au Luxembourg, j’ai passé un baccalauréat professionnel et effectué un stage en gestion des événements dans une petite agence où j’ai travaillé pendant plus d’un an.

Et ensuite vous avez été à l’Abbaye de Neumünster ?

Maes Exactement, c’était en 2004 quand le centre venait juste d’ouvrir. J’y suis arrivé par accident à cause d’un contrat CAT de l’Adem. A cette époque j’ai travaillé avec Claude Frisoni. Il y avait vraiment un esprit d’optimisme, aucune structure similaire existait au Luxembourg. A la fin de mon contrat CAT ils m’ont proposé un poste permanent en tant qu’assistant chef de projet. 6 ans plus tard je suis devenu Chef de projet et en Septembre 2014 le responsable du département événementiel qui a été fondé au même moment.

Donc vous avez joué un rôle clef dans tout ce processus ?

Maes Exactement, et j’en suis plutôt fier. C’était le bon temps. Je me rappel encore quand nous préparions les concerts et les chaises la nuit, parce qu’après une soirée d’entreprise de 700 personnes et une présentation de produits au même moment il y avait un autre gros événement le lendemain. C’était énormément de travail. A cette époque nous avions entre 600 et 900 événements par an et il n’y avait pas autant de personne qui travaillaient à l’Abbaye. Nous étions 35 au total et juste 2 au département événementiel, aujourd’hui ils sont 5.

Et pourquoi vous vous êtes arrêté ?

Maes Après 11 ans, J’ai eu le sentiment d’avoir fait le tour. La direction a aussi indiqué que notre département n’était pas important et qu’il allait être réorienté. Il est vite devenu clair pour que je voulais faire quelque chose de différent.

Y’a-t-il un sentiment de frustration ?

Maes Non la frustration n’était pas la raison mais juste le sentiment que j’avais fais tout ce que j’avais envie de faire ici. J’étais le responsable du département et la seule perspective d’évolution qu’il y avait été de devenir Directeur général ou financier. Et aucun des deux ne voulaient abandonner leurs postes (rires). J’ai aussi reçu une offre du « Traiteur Niessen » où je suis resté pendant deux ans et demi. J’étais en charge des événements et du contrôle qualité. Cette activité était vraiment complétement différente et aussi ce que je n’ai pas appris dans mes expériences professionnelles passées. J’ai appris énormément, et surtout des choses qu’un chef de projet ne voit pas normalement.

Et après cette expérience vous vous êtes sentit prêt pour ouvrir votre propre compagnie ?

Maes Exactement, j’avais déjà ce sentiment quand j’ai abandonné mon poste à l’Abbaye. Je connais Patrick Niessen depuis l’école. Je lui ai immédiatement dis qu’a un moment je voulais faire quelque chose par moi-même. De plus, il est l’un de mes premiers clients.

Vous n’aviez aucune inquiétude de prendre ce risque ?

Maes, Bien sûr que si, quand vous travaillez dans une institution publique vous avez une sorte de sécurité. Mes parents ont été choqués quand je leurs ai fait part de mes plans. Si vous abandonnez cette sécurité après 11 ans, vous n’êtes pas prêt d’aller d’un extrême à un autre. Cette période à « Niessen » était très importante pour m’habituer à cette indépendance. J’avais beaucoup de responsabilité à porter, l’agenda était très intense et serré avec a peu prés 800 événements par an. Cette étape était finalement importante pour dissiper les récentes préoccupations.

Quelle est l’idée derrière « GOOD VIBES »?

Maes « GOOD VIBES » est en soi le résultat d’une analyse du marché. Nous sommes une pure agence événementielle, mais essayons d’offrir une approche légèrement différente de celle des agences existantes. Il est important pour nous d’ajouter de la valeur à un événement. En fin de compte, le client ne devrait pas avoir l’impression qu’il aurait pu organiser cet événement aussi bien lui-même. Notre objectif est de développer quelque chose d’innovant et de créatif pour chaque client, qu’il n’aurait pas imaginé.

C’est plus facile à dire qu’a faire n’est-ce pas ?

Maes C’est toujours un défi. L’approche visuelle du projet est toujours la première étape et en fait partie jusqu’à sa mise en œuvre. Nous proposons un package complet et sur mesure. Nous fournissons également un personnel événementiel soigneusement sélectionné pour des événements de toutes sortes, pour des réceptions, des invités et la distribution d’objets promotionnels et flyers. Nous avons une base de données d’environ 100 hôtes / hôtesses multilingues.

Pouvez-vous être embauché pour une simple fête d’anniversaire ?

Maes Notre service a un certain prix. Pour l’organisation d’un anniversaire ou d’un mariage, nous sommes probablement trop chers. Nos événements incluent une certaine quantité de services. La « semaine européenne de la microfinance » est l’un de nos grands clients. Nous parlons de 400 à 500 personnes qui sont au Luxembourg pendant trois jours et nous nous occupons de leurs soins et de leurs besoins.

Commencer petit, c’est en fait la manière habituelle, si vous démarrez une entreprise. Comment pourriez-vous commencer comme ça ?

Maes C’est essentiellement grâce à mon réseau que j’ai eu l’abbaye, certains des clients avec lesquels je travaille depuis des années. Le fait qu’ils me suivent jusqu’à « GOOD VIBES » montre qu’ils attachent de la valeur à mon travail. Par exemple, j’ai organisé la « Semaine européenne de la microfinance » à l’abbaye pendant onze ans, puis avec « Traiteur Niessen ». Au début, nous avons eu la chance d’organiser un événement important pour la « Bank of China ». La société n’existe pas depuis longtemps, mais nous sommes très satisfaits des premiers résultats.

Qui est réellement « nous » ? Combien de personnes sont derrière « GOOD VIBES» ?

Maes J’ai commencé seul et j’ai rapidement trouvé un stagiaire, Yanis Ghannam, qui est maintenant chef de projet. À la fin du mois d’avril, un nouveau stagiaire arrive. Nous sommes toujours une petite équipe, donc à la fin de la journée, nous pouvons sentir ce que nous avons accompli. Nous ne nous ennuyons pas, mais l’ambiance est très bonne.

Mais vous avez aussi une autre passion, « L’art et la lumière »?

Maes J’ai ce passe-temps depuis longtemps. J’aime les belles choses décoratives et j’ai toujours aimé travailler avec mes mains. Créer des guirlandes lumineuses, des lampes, des bougeoirs, etc., c’est ma compensation pour la vie professionnelle stressante. Il n’y a pas beaucoup de temps pour cela pour le moment, donc je suis reconnaissant d’avoir un mari aussi patient. Il fait fonctionner « L’art et la lumière » et s’occupe de toute la logistique. Je me concentrerai sur la création quand je trouverai du temps.

Plus sur « Good Vibes » sur www.vibes.lu

Interview original par Simone Molitor; traduit par GOOD VIBES

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